Ce que vous devez savoir à propos de Sergio Sardelli

Si le sculpteur Sergio Sardelli a vu le jour en 1961 à Gualdo Tadino, une petite commune située en Italie centrale, c’est dans la région des Terres Rouges située au sud du Luxembourg qu’il a passé son enfance. Il y vit toujours aujourd’hui et partage un atelier avec Theid Johanns à Esch-sur-Alzette. Le moins qu’on puisse / que l’on puisse dire sur ce sculpteur extraordinaire, c’est que les terres qui l’ont vu grandir marquent son art, qui ne manque jamais de rappeler la culture industrielle de sa région. On le dit même pétri dans ses chairs et son imaginaire par les fameuses Terres Rouges de son enfance. Amoureux du métal, Sergio Sardelli récupère les pièces des usines désaffectées, pendules, châssis de modules, pour en orner ses œuvres et réalise un formidable travail de mémoire. Celui qui considère que la couleur n’est ni expressive ni personnelle, recycle et redonne vie aux objets en acier, mû par une volonté farouche de créer une sculpture moins conformiste et plus dynamique. En intégrant le métal à ses œuvres, il entend même susciter un processus cognitif grâce au degré d’abstraction de ses pièces, et apporter un autre regard sur le monde.

Sergio Sardelli est également celui qui initie au travail des métaux un autre passionné, le sculpteur luxembourgeois Ben Goerens, en lui laissant apprivoiser le métal dans son atelier. Comme son mentor, celui-ci ne lâche désormais plus le travail de l’acier, soudant, polissant, assemblant des pièces de différentes formes qu’il intègre désormais dans ses sculptures originales et complexes.

Sensible aux grandes causes, Sergio Sardelli participe en juin 2015 à une exposition de la Kulturfabrik d’Esch-sur–Alzette réunissant les œuvres de peintres et de sculpteurs du Luexhibition of the Kulturfabrik Esch-sur-Alzettexembourg soutenant la recherche biomédicale. La majeure partie des profits sera versée au profit de la recherche contre la maladie de Parkinson du Grand-Duché de Luxembourg.